• Je  profite du billet précédent qui parle de brebis pour ajouter un article à la rubrique "Tranches de vie" qui est en rade  depuis pas mal de temps.
                                          ----------------------

     Il y a bien longtemps, j'ai été bergère au pays basque. Tout en étant une fille de la ville, je souhaitais faire cette expérience de vie.  Je voulais apprendre à faire du fromage... une énorme envie de me servir de mes dix doigts ! J'ai bien aimé cette période, parce que j'ai appris et vécu  plein de choses (il y aurait de quoi faire un livre wink2).


    Par exemple, j'ai appris à traire les brebis et les vaches, à les soigner et les nourrir. En période d'agnelage, je pouvais aider les brebis à mettre bas en cas de difficulté.  Sur la même lancée, j'ai aussi appris à faire aimer des agneaux à des brebis qui n'étaient pas leur mère. Je peux vous dire que ce n'est pas une mince affaire, il faut une sacrée dose de patience sarcastic. C'est tout une histoire (explication au bas du billet*) !

      

    Ensuite, je me suis attaquée à la fabrication du fromage de brebis. Le plus dur, ce n'est pas la fabrication mais l'affinage. Ça consiste à frotter et à retourner chaque fromage pendant plusieurs mois. Quand il y a plusieurs centaines de kilos à bouger, il vaut mieux aimer ce que l'on fait… si vous voyez ce que je veux dire !wink2

    J'ai pu accomplir tout ceci, parce que j'étais motivée. Je voulais connaître mes compétences et mes limites. Cette étape de ma vie, m'a permis de m'extérioriser et de m'ouvrir aux autres. Tout ça pour vous dire, que même à présent, lorsque je repense à cette époque, je ne peux pas m'empêcher d'en parler avec passion.smile

     

     

      * En général, ça se produit lorsqu'une brebis perd son agneau à la mise bas. C'est alors que l'on essaye de lui faire aimer un jumeau (fréquent) d'une autre brebis. On peut aisément imaginer la scène (sans oublier les bêlements incessants des deux malheureuses).
    D'un côté, il y a la brebis qui cherche son jumeau et qui court dans tous les sens,  et de l'autre, il y a celle qui cherche son agneau (mort) et qui renifle celui  des copines. Et entre les deux, il y a la bergère qui fait de son mieux pour que tout rentre dans l'ordre.


    Il y a une astuce à pratiquer avant que la mère ne lèche son petit, sinon, on ne s'en sort pas. Il faut enduire le jumeau des restes de placenta de l'agneau mort de façon à ce que la mère adoptive retrouve l'odeur de son petit. Seulement voilà, lorsqu'elle a nettoyé l'agneau qu'on lui présente, l'odeur se dissipe plus ou moins. Il faut donc recourir à une autre astuce qui consiste cette fois-ci à couper la queue de l'agneau mort et de l'attacher à celle du jumeau. L'explication est simple et logique. Lorsque l'agneau commence à téter, la mère lui lèche la queue en signe de satisfaction et de contentement.   

    Vous comprenez à présent pourquoi c'était si important d'en passer par là.  Certaines brebis ne se laissent pas duper et dans ce cas, il faut les enfermer  avec l'agneau dans un coin de la bergerie pour qu'elles ne puissent sentir que l'odeur de celui-ci.

    Vous vous rendez compte, mon explication est aussi longue que le reste de mon texte ! Quand je vous dis que lorsque je repense à cette époque je ne peux pas m'empêcher d'en parler avec passion !yes

     

    Vivre sa vie... et ses passions

     À l'époque, j'avais pris cette photo à cause de l'agneau noir, ce n'était pas rare de voir ça, mais peu fréquent.  Je le trouve toujours aussi  beau avec sa tache marron clair autour des yeux. Une histoire de génétique je suppose !
     


    1 commentaire
  • ... Suite du billet précédent

     

     Une sonnaille est une cloche (ou clochette) forgée que l'on attache au cou du petit bétail. Ainsi, en période d'estive, chaque éleveur peut identifier son troupeau, car chaque sonnaille a un son particulier. En général ce sont les brebis meneuses qui les portent.

    À droite, un chien Labrit surveille le troupeau. À cet instant, son travail consiste à empêcher les brebis de se déplacer trop vite.  Il faut qu'elles ratissent bien le coin avant d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

    On peut dire que ce chien connaît parfaitement son travail.

     

     Vous remarquerez que la présence du chien les oblige à le contourner et à suivre un chemin bien précis. Le Labrit est très attentif à tout ce qui se passe autour de lui. Sur la photo du dessous, il s'aperçoit que les brebis de tête le dépassent. Il sait qu'il doit changer de place pour mieux observer les mouvements du troupeau.

    Chaque brebis porte sur le dos ou le cou la ou les couleurs du propriétaire du troupeau. Cette marque sert aussi à les reconnaître lorsque plusieurs troupeaux qui ont la même zone de pâturage se mélangent. Le berger et le chien sont là pour empêcher que cela se produise.

    Et dire qu'elles passent leur journée à brouter, le museau au ras des pâquerettes ! 

     

                           Tiens, il y en a une qui me fait mentir ! wink2
                                        À droite, vous la voyez ?

                                                 À bientôt !  smile

     


    2 commentaires
  • Réponse à la question "kezako ?" du billet précédent... "Le soleil dans la peau" (du 14.08.17)

     Pour les trois premières photos, il s'agit de l'intérieur d'une pelure d'orange. Pour le rendu lumineux, j'ai posé cette pelure sur une lampe de poche à LED. Il aurait été préférable de se servir d'une source lumineuse plus douce, mais je n'en avais pas sous la main.

    La dernière photo (4) représente l'extérieur de la pelure d'orange, les nombreuses  glandes à essence sont illuminées par une ampoule électrique. C'est tout simple, mais le résultat est surprenant. Lorsque l'on  photographie une partie d'un tout, ça change la donne... on découvre un autre monde. C'est pour cette raison que j'aime beaucoup photographier en plan rapproché.

    Les photos qui suivent non rien d'esthétiques, elles sont là simplement pour vous montrer l'objet en entier, dans toute sa réalité.

     

    Le soleil dans la peau (suite)

    Vous remarquerez que cette pelure d'orange a subi les ravages du temps (elle date du 14.08.17). J'avais prévu de la conserver pour m'en servir pour ce billet.

    Le soleil dans la peau (suite)

    À bientôt pour un nouveau billet! 


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique